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31.12.2006

New Year's Day

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Un classique pour finir l'année...

 

 

 

 

29.12.2006

One hundred years

medium_The_Cure.jpgNon, The Cure n’était pas ce groupe un peu ridicule, qui se tirait la bourre avec Duran-Duran et Boy George au milieu des années 80, et dont les clips marrants étaient les meilleurs moments du Top 50 de Marc Toesca. Celui-là est la caricature d’un grand groupe, auteur d’un monument du rock dépressif, « Pornography ». Un album claustro, parano, toxico, auquel le groupe failli ne pas survivre (ce qui n’aurait pas été plus mal, persiflent les mauvaises langues !). Le sommet de la New-wave, qui donna naissance à tant de médiocrité et qui faillit tuer le rock, est atteint des le début de ce disque, avec One hundred years. Depuis, Robert Smith a pris 30 kg, il entretient sa petite entreprise, comme d’autres l’ont fait avant lui, et profite du culte que lui voue la jeune génération rock pour fourguer compil’, remix, nouveaux albums sans intérêt virant à l’auto-parodie. Ce n’est pas le premier, et finalement, c’est peut-être inéluctable pour tout groupe de rock  vieillissant…


 

28.12.2006

Lucky

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Radiohead est un groupe insupportable, qui a écrit de très belles chansons il y a une dizaine d’années. Celle-ci est extraite de "Ok Computer", un album qui vaut le coup si l'on n'est pas allergique à l'emphase et à la grandiloquence.
 

27.12.2006

Unfinished Sympathy

medium_massive_attack.jpg3 sorciers des platines au service d’une diva soul qui nous console de toutes les poufs  R’n’B diffusées en boucle sur MTV. C’est Unfinished Sympathy, LE titre de Massive Attack. Nous sommes en 1991, les bidouilleurs de Bristol n’égaleront plus jamais ce moment de grâce, soutenu par un clip dans lequel la caméra suit Shara Nelson le temps d’un long plan séquence. Lors du dernier album paru, seul 3D était aux commandes pour faire durer la légende Massive Attack, un épisode incontournable de la musique des années 90.

  





26.12.2006

Rolodex Propaganda

At The Drive-In est l’un de ces groupes éphémères de l’histoire du rock américain. Trop radical, trop pur, trop honnête pour devenir une grosse machine multi-platinée, le groupe a splitté à quelques encablures de la reconnaissance du grand public, ouvrant la voie au « renouveau de rock » que la presse spécialisée décrètera quelques mois après la sortie de ‘Relationship Of medium_atthedrivein_1131483704724570.jpegCommand’,   l’album de la presque consécration. C’est le genre de disque dont on ne peut se passer ou que l’on rejète violemment, qu’on adore ou qu'on regrette d'avoir acheté. Guitares crades, voix stridente, paroles scandées autant que chantées, violente, agressive, primaire, et aussi mélodique, réfléchie, structurée, c’est tout ça que l’on ressent dans la musique des At The Drive-In. Difficile d’isoler un titre de cet album, tant il s’agit d’un bloc massif qui résiste mal au débitage en « hit-single » pour MTV. "Rolodex Propaganda" le duo avec le Maître à penser de ces sales gosses d’El Paso, le retraité de chez SFR, Iggy Pop himself, est une bonne introduction pour découvrir ce disque à part.

 

Fire on the moon

Aretha Franklin et Iggy Pop ont une fille cachée. C’est l’un des secrets le mieux gardé du rock. Elle s’appelle Lisa Kekaula, elle est la cheftaine soul d’un groupe de bûcherons blancs, fans des Stooges et de MC5, et

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ce qui aurait pu ressembler à un massacre voir une bouillie inaudible produit l’un  des meilleurs son rock’n’roll de ces dernières années. Attention, now meet the Bellrays !

 

25.12.2006

Pretend we're dead

Des filles quimedium_fromscreaminglife29ga.png font du rock, y en a pas eu beaucoup. Des filles qui font du punk-rock, encore moins. D’où l’importance des L7, les amazones du punk, qui n’hésitaient pas à finir un set à moitié à poil, après avoir saccagé la scène et leur matos dans la grande tradition du genre. Des vraies furies, des féministes trash, mais surtout des musiciennes, ayant bénéficié, elles aussi de l’effet Nirvana (Elles faisaient également partie du label Subpop et leur 3ème album fût produit par Butch Vig, l’homme de « Nevermind ») au début des années 90. Si c’est en live que leurs morceaux prenaient toute leur force, le titre « Pretend we’re dead » connu son petit succès dans l’atmosphère grunge de l’époque.

 

 

Miss Misery

Dans un monde idéal, Elliott Smith aurait vendu au moins autant de disque quemedium_elliott006.2.jpg Robbie Williams. Seulement on sait bien que l’on vit dans un monde de merde, un monde ou Robbie Williams rempli des stades de foot et ou Elliott Smith s’est suicidé à 34 ans, après une énième cure de désintoxication et avoir été lourdé par sa maison de disque en raison de sa faible rentabilité. Tout ça pour dire qu’un jour, par hasard, on tombe sur un navet hollywoodien avec Matt Damon et Robin Williams (qui n’est pas le père de l’autre mais qui l’aurait bien mérité) et qu’on entend en guise de générique une voix sublime accompagnée d’arrangements subtils. C’est « Miss Misery », nommée comme  « chanson de l’année » aux Oscars à la fin du siècle dernier, et battue comme il se doit par la BO de Titanic beuglée par Céline Dion. Vous avez dit monde de merde ? Peut-être, mais tout ça n’est rien, vu qu’il n’est pas trop tard pour découvrir en long et en large l’œuvre d’Elliott Smith (en priorité l’album XO), et si possible commencer dés maintenant…

 

 
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